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Message du Vice-président exécutif


La crise financière mondiale ayant, pour l’essentiel, été surmontée, les investissements directs étrangers ont commencé à augmenter dans les pays en développement. Dans ce contexte, la demande d’assurance du risque politique s’est rapidement développée et cette tendance ira probablement en s’intensifiant. Malgré une augmentation spectaculaire récente du marché de l’assurance du risque politique tenant au dynamisme des assureurs privés, seule une partie des investissements directs étrangers est couverte contre ce risque, toutes sources de garantie confondues. La demande insatisfaite reste considérable que ce soit pour les projets complexes d’infrastructure, pour les investissements dans plusieurs pays émergents ou pour les opérations dans les pays les plus pauvres. L’AMGI coopère avec les assureurs nationaux et privés, dont elle complète l’action, en répondant à une partie de cette demande. À mesure que les pays en développement redoublent d’efforts pour attirer des capitaux, des technologies et des savoir-faire étrangers afin de promouvoir le développement économique, l’AMGI leur prête une assistance technique.

Au cours de la première année de la période de souscription à l’Augmentation générale de capital approuvée par le Conseil des Gouverneurs de l’AMGI en vue de porter les ressources propres de l’Agence à 2 milliards de dollars, l’AMGI a émis 53 garanties pour une couverture de 1 605 millions de dollars. Une fois les annulations et les remplacements pris en compte, le montant brut des engagements a augmenté de 19 % par rapport à l’exercice 1999. Durant l’exercice 2000, pour la première fois, l’AMGI a garanti des investissements en Albanie, en Arménie, en Bosnie-Herzégovine, en Croatie, au Lesotho, dans l’ex-République yougoslave de Macédoine, en Moldova, au Nicaragua, au Swaziland et en Turkménistan. Neuf contrats sont venus garantir les projets d’investisseurs de pays membres en développement (Afrique du Sud, Chypre et Turquie) en Azerbaïdjan, au Lesotho, dans l’ex-République yougoslave de Macédoine, au Mozambique, au Swaziland, au Turkménistan, et en Zambie. On estime à 36 milliards de dollars le montant des investissements directs étrangers facilités par les garanties. Pour la première fois, les engagements bruts de l’AMGI ont atteint 11,5 % du total en Afrique et 31,71 % dans les pays admis à bénéficier de crédits de l’IDA. La part brute de l’infrastructure est passée de 18,87 % à 28,5 % du portefeuille.

Pendant l’exercice 2000, l’AMGI a effectué un examen complet de ses activités, se conformant ainsi à l’une des dispositions de sa Convention. Cet examen rend compte de la croissance de l’Agence depuis le dernier bilan dressé en 1994 et trace les voies de l’avenir. Je tiens ici à remercier les nombreux responsables et spécialistes mis à contribution de leurs conseils éclairés. Cet examen, basé sur une vaste étude de marché, vient valider les quatre grands thèmes retenus il y a un an, à savoir l’efficacité du développement, la solidité financière, l’écoute des clients et les partenariats. Il a aussi permis à l’Agence de définir comme « domaines prioritaires » les types d’investissement auxquels les autres assureurs ne s’intéressent guère en général, à savoir, les investissements dans les pays IDA, sur le continent africain, les investissements Sud-Sud, et les petites et moyennes entreprises. Les résultats de l’exercice 2000 sont conformes à ces orientations et l’AMGI entend continuer à tirer parti de son avantage comparatif dans les domaines des garanties et de l’assistance technique.

Durant l’exercice 2000, quatre nouveaux assureurs privés ont adhéré au Programme conjoint de garanties, une forme de coassurance regroupant l’Agence, assureur en titre, et d’autres partenaires, mais où en cette qualité l’AMGI ne garantit qu’une partie du risque en son nom propre, portant ainsi à dix le nombre total de partenaires (General Security Insurance Company, Great Northern Insurance Company, Steadfast Insurance Company et sept syndicats de la Lloyd). Pour l’Agence, ce mécanisme a un effet multiplicateur sur l’utilisation de ses fonds propres pour proposer des garanties ; pour les assureurs privés, il offre le confort de savoir que l’AMGI pourra agir comme médiateur.

Tout au long de l’exercice, l’AMGI a en outre continué à mettre sur pied des réassurances facultatives à l’appui de grands projets. Intervenant à différents titres au fil du temps, l’AMGI a travaillé avec des assureurs privés comme ACE Insurance Company, Ltd. (ACE), American Insurance Group (AIG), Inc., Lloyd’s of London, Sovereign Risk et Zurich-American Political Risk. Les contrats de réassurance, tant facultative qu’en quote-part, ont continué à beaucoup contribuer à la réduction des risques de perte de l’Agence.

Durant l’exercice, l’AMGI a continuer de développer ses partenariats avec les assureurs nationaux. Elle a signé des protocoles d’accord avec les agences nationales d’assurance du Danemark (Eksport Kredit Fonden), de l’Italie (SIMEST S.P.A.), et de la Malaisie (Malaysia Export Credit Insurance Berhad).

Cette année a vu un renforcement du rôle moteur que l’Agence joue dans l’utilisation des technologies nouvelles pour diffuser l’information sur les possibilités d’investissement et sur les conditions dans lesquelles opèrent les entreprises dans les pays membres en développement. Elle a lancé une nouvelle version d’IPAnet, le site web vedette de l’AMGI, et PrivatizationLink a été internationalement reconnu comme un site web majeur pour le monde des affaires. L’AMGI a également conçu et mis au point deux nouveaux services internet axés sur les possibilités d’investissement dans la Fédération de Russie et dans les télécommunications en Afrique.

L’AMGI a répondu à une demande croissante d’assistance technique « interactive » et de service-conseil, pour promouvoir le développement économique des pays en développement et des pays en transition. L’Agence a continué à mettre au point des produits qui présentent des recommandations adaptées aux besoins propres des pays hôtes pour les aider à attirer les investissements directs étrangers.

Le premier conseiller-médiateur (AMGI-SFI) pour l’application des directives, Mme Meg Taylor, a pris ses fonctions au cours de l’exercice. Après avoir longuement consulté les organisations non gouvernementales, les gouvernements, le conseil d’administration de l’AMGI, et la direction générale de l’AMGI et de la SFI, elle a défini les critères d’admissibilité des plaintes devant le bureau du conseiller-médiateur pour l’application des directives, les conditions requises et les méthodes et procédures à suivre. Cette année, l’AMGI a également lancé un exercice de vérification de l’application des directives selon les normes du Comité des organismes parrains (COSO) — une autoévaluation des risques — pour déterminer les principaux risques liés aux opérations de l’Agence et y remédier.

Avec l’augmentation générale de son capital et celle du nombre de ses pays membres — le Cambodge, la République démocratique populaire lao et Saint-Kitts-et-Nevis, ont rejoint les rangs de l’Agence cette année, ce qui porte le nombre des pays membres à 152 —, l’AMGI compte bien élargir la gamme de ses services aux investisseurs et aux pays membres en développement au cours de l’exercice à venir.

Motomichi Ikawa
30 juin 2000

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